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Visa E-1 : le visa commerçant international

Lecture ~5 min · Informatif · Mis à jour le 5 août 2026

Port de conteneurs vu depuis une rambarde avec un dossier professionnel au premier plan, illustration de l'article visa E-1

Le visa E-1 s'adresse aux ressortissants d'un pays lié aux États-Unis par un traité de commerce, dont l'entreprise réalise une part substantielle et continue de ses échanges internationaux avec les États-Unis. Contrairement au E-2, il ne repose pas sur un investissement mais sur un flux commercial déjà établi. Repères généraux — votre éligibilité devant être appréciée par un avocat.

À noter : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les règles et montants évoluent : votre situation doit être examinée par un avocat. CAP USA est une société de mise en relation, non un cabinet d'avocats ; nous vous orientons vers un avocat au barreau de New York. Contenu préparé par l'équipe éditoriale CAP USA, éclairé par les pratiques observées auprès de notre réseau d'avocats indépendants inscrits au barreau de New York.

E-1 ou E-2 : le comparatif en un coup d'œil

Repères généraux — chaque situation reste à valider avec l'avocat. Le détail est expliqué ci-dessous.
CritèreE-1E-2
FondementCommerce substantiel déjà établi avec les USAInvestissement dans une entreprise à développer
Type de profilEntreprise déjà active à l'internationalEntrepreneur qui investit et dirige
Nationalité requisePays à traité de commerce avec les USAPays à traité de commerce avec les USA

Qu'est-ce que le visa E-1 ?

Le E-1 permet à un ressortissant — ou à une entreprise qu'il contrôle majoritairement — originaire d'un pays lié aux États-Unis par un traité de commerce (c'est le cas de la France) de venir développer et diriger l'activité commerciale de son entreprise sur le sol américain. Il vise des échanges de biens, de services ou de technologie déjà en place entre les deux pays, et non un projet encore à construire. Pour la France, ce fondement remonte à la Convention d'établissement franco-américaine du 25 novembre 1959, entrée en vigueur en 1960.

Bon à savoir : ce même fondement conventionnel sert aussi de base au visa E-2 (investisseur), une catégorie voisine mais distincte du E-1 — voir notre article dédié au visa E-2.

E-1 ou E-2 : quelle différence ?

Le E-1 et le E-2 reposent tous deux sur un traité de commerce entre les États-Unis et le pays d'origine du demandeur, ce qui les rend souvent confondus. Leur logique diffère pourtant nettement : le E-1 valorise un commerce international déjà établi, quand le E-2 valorise un investissement dans une entreprise américaine à créer ou développer.

Qui peut prétendre au E-1 ?

Le E-1 s'adresse en priorité à des entreprises déjà actives à l'international, avec un flux d'échanges réel et régulier vers ou depuis les États-Unis — marchandises, services, transport, assurance ou technologie. La part du commerce réalisée avec les États-Unis par rapport au commerce total de l'entreprise doit être substantielle ; le seuil exact et la méthode d'appréciation sont à confirmer avec l'avocat, ces critères pouvant évoluer et s'apprécier au cas par cas.

Comment se déroule une demande de E-1 ?

La démarche suppose de réunir la preuve du traité de commerce applicable, la nationalité du demandeur ou de l'entreprise, et la réalité du commerce substantiel avec les États-Unis (contrats, factures, données d'échanges). L'avocat évalue la solidité du dossier avant tout dépôt.

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