CAP USA est une société de mise en relation, non un cabinet d'avocats — les articles ci-dessous sont informatifs et ne constituent pas un conseil juridique.
CAP USACAP USAMise en relation · Partenaire juridique indépendant

E-commerce aux États-Unis

Créer une LLC aux États-Unis pour vendre sur Amazon ou Shopify : ce qu'il faut savoir

Lecture ~10 min · Informatif · Mis à jour le 19 octobre 2026

Bureau avec ordinateur portable, drapeau américain et dossier, illustration de l'article sur la création d'une société aux États-Unis pour vendre en ligne

Vendre en ligne aux États-Unis attire de plus en plus d'entrepreneurs francophones. Beaucoup se demandent s'il faut créer une société américaine, et si une LLC « ouvre les portes » d'Amazon ou de Shopify. La réponse dépend de votre projet, de vos produits et de votre situation : cet article donne des repères pour poser les bonnes questions, sans les trancher à votre place.

À noter : cet article est informatif et ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal. Les règles évoluent et varient selon les États, les plateformes et les situations personnelles : elles doivent être vérifiées auprès des sources officielles et examinées par des professionnels qualifiés. CAP USA est une société de mise en relation, non un cabinet d'avocats ni un cabinet fiscal. Contenu préparé par l'équipe éditoriale CAP USA ; sources officielles en fin d'article.

Peut-on vendre aux États-Unis sans société américaine ?

Pas forcément, mais cela dépend du canal de vente et des conditions de chaque service. Une société américaine n'est ni une obligation générale, ni une formalité qui suffit à elle seule.

Sur une place de marché comme Amazon

Sur sa page d'inscription, Amazon indique qu'il n'est pas nécessaire d'être une LLC ou une entreprise immatriculée pour vendre : un vendeur peut s'inscrire comme particulier. La même page énumère toutefois les éléments demandés lors de l'inscription : pièce d'identité officielle, carte bancaire utilisable à l'international, compte bancaire, informations fiscales, justificatif d'adresse récent et, selon le profil, des informations d'immatriculation de l'entreprise. Elle ne précise pas les règles propres aux vendeurs établis hors des États-Unis : à vérifier sur la boutique Amazon concernée.

Sur une boutique en ligne (Shopify ou site propre)

Ici, tout dépend surtout de la solution d'encaissement et de vos objectifs. Shopify Payments est proposé aux entreprises situées dans les pays pris en charge, dont la France et les États-Unis figurent dans la liste officielle ; dans les autres cas, Shopify renvoie vers un prestataire de paiement tiers. Une société américaine n'est donc pas la seule option.

Pourquoi certains entrepreneurs envisagent une LLC américaine

Parmi les raisons souvent évoquées : disposer d'une entité locale pour contracter avec des partenaires américains, faciliter l'ouverture d'un compte professionnel en dollars, séparer l'activité du patrimoine personnel ou répondre aux exigences de certains prestataires. L'agence fédérale américaine SBA indique que la LLC protège en général les biens personnels de ses propriétaires, tout en précisant que cette protection a des limites.

Ce qu'une LLC ne permet pas : elle ne supprime pas les impôts, elle ne suffit pas à elle seule pour vendre sur Amazon ou ouvrir un compte de paiement, elle ne donne aucun droit à un visa ou à un séjour, et ce n'est pas toujours la meilleure solution. Sa pertinence dépend de votre projet.

LLC ou Corporation : éléments de choix

Les deux structures existent pour l'e-commerce. La LLC est souvent retenue pour sa souplesse ; la Corporation (« C-Corp ») est plus formelle et souvent envisagée pour accueillir des investisseurs. Sur le plan fiscal, la SBA souligne que les bénéfices d'une LLC peuvent passer directement à son propriétaire, qu'une LLC peut aussi choisir d'être imposée comme une société, et que les bénéfices d'une C-Corp peuvent, dans certains cas, être taxés deux fois. Pour le comparatif détaillé, voir notre article LLC ou Corporation : créer une société aux États-Unis depuis la France.

Pour un projet e-commerce, les éléments de choix portent surtout sur : le nombre et le profil des associés, la volonté (ou non) de lever des fonds, l'organisation fiscale envisagée aux États-Unis et en France, et les exigences des plateformes et des prestataires de paiement.

Créer la société : les principales étapes

  1. Choisir la structure et l'État d'immatriculation, selon l'activité réelle et l'endroit où vous opérez (voir notre article sur la création de société) ;
  2. Constituer la société auprès de l'administration de l'État choisi, avec un Registered Agent lorsque l'État l'exige ;
  3. Obtenir un EIN, puis ouvrir un compte professionnel et organiser l'encaissement ;
  4. Suivre les obligations courantes de la société (rapports annuels, agent, déclarations) : voir maintenir votre société américaine.

La création légale de la société est une chose ; les autorisations propres à vos produits, vos obligations fiscales et les conditions des plateformes en sont d'autres. Elles se traitent séparément.

EIN, compte professionnel et solutions de paiement

EIN

L'EIN est le numéro d'identification fiscale d'une entreprise américaine. D'après l'IRS, il est gratuit : l'administration met en garde contre les sites qui le facturent. L'IRS précise aussi que la demande en ligne n'est pas ouverte lorsque le principal lieu d'activité est hors des États-Unis, et indique alors les démarches par téléphone, fax ou courrier. Notre page dédiée détaille le sujet : obtenir un EIN (et, si besoin, l'ITIN).

Compte professionnel

Les banques et les prestataires financiers fixent leurs propres conditions et documents demandés. Voir ouvrir un compte bancaire américain.

Solutions de paiement

Chaque prestataire de paiement impose ses conditions d'éligibilité (pays, type d'entreprise, justificatifs, catégories de produits acceptées). Les règles d'Amazon, celles de Shopify et celles des banques ou prestataires financiers sont distinctes : être accepté par l'un n'implique pas de l'être par les autres, et l'acceptation d'un dossier ou l'ouverture d'un compte n'est jamais garantie. Vérifiez ces conditions avant de choisir la structure et l'organisation de votre compte. Voir aussi notre page Stripe, PayPal et LLC américaine.

Amazon et Shopify : exigences propres aux plateformes

Amazon

Amazon demande notamment une vérification d'identité et des informations fiscales lors de l'inscription (voir ci-dessus). Les exigences exactes peuvent varier selon la boutique Amazon et votre profil : consultez les pages d'aide officielles de la boutique concernée avant de vous engager.

Shopify

Pour collecter la Sales Tax, l'aide de Shopify indique qu'il faut d'abord s'enregistrer auprès de l'administration de chaque État concerné, puis renseigner l'identifiant obtenu dans les paramètres de la boutique. Shopify recommande de consulter un professionnel fiscal pour les situations propres à chaque entreprise : la question de savoir où vous devez vous enregistrer relève de l'administration fiscale de l'État ou d'un professionnel.

Produits réglementés et autorisations

Certaines catégories de produits exigent des autorisations, certifications ou documents supplémentaires, que ce soit côté plateforme ou côté réglementation américaine. Amazon cite, par exemple, des exigences pour les compléments alimentaires ou les dispositifs médicaux. Ces autorisations sont distinctes de la création de la société et de la fiscalité.

Sales Tax, fiscalité et obligations déclaratives

Sales Tax

La Sales Tax est une taxe sur les ventes fixée État par État (et parfois par des collectivités locales). Aux États-Unis, les obligations de Sales Tax dépendent notamment des États concernés, du mode de vente et de la présence éventuelle de stocks sur leur territoire. Certaines places de marché collectent la taxe sur les ventes qu'elles facilitent, mais cela ne dispense pas nécessairement les vendeurs de toutes leurs obligations. Le stockage de produits dans un entrepôt américain, notamment via Amazon FBA, peut aussi avoir des conséquences fiscales. Les règles doivent être vérifiées État par État avec un professionnel compétent.

En pratique, trois situations se distinguent :

Fiscalité fédérale et des États

D'après l'IRS, une LLC peut être traitée comme une société de personnes, comme une entité « transparente » rattachée à son propriétaire, ou comme une société si elle en fait le choix (formulaire 8832). La classification dépend du nombre d'associés et des options retenues, et les États appliquent aussi leurs propres règles. La page de l'IRS mentionne par ailleurs des « règles spéciales » pour les LLC étrangères sans les détailler.

Obligations déclaratives potentielles

Activité depuis la France, douane et immigration

Fiscalité et déclarations côté France

La création d'une LLC américaine ne supprime pas automatiquement les obligations fiscales et déclaratives applicables en France. Le traitement dépend notamment de la situation du propriétaire, de l'activité et des règles applicables. Une analyse individualisée par un fiscaliste compétent en fiscalité franco-américaine est recommandée.

Douane, importation et TVA

Si vous expédiez des marchandises depuis la France, la douane française indique que la certification électronique de sortie permet à l'exportateur de justifier auprès de l'administration fiscale de l'exonération de TVA applicable à l'exportation. Aux États-Unis, d'après la douane américaine (CBP), l'« importer of record » (importateur déclarant) reste responsable de l'exactitude des documents d'entrée et des droits, taxes et frais applicables, même lorsqu'il recourt à un courtier. Selon votre modèle logistique, ces rôles peuvent être tenus par différentes personnes : à clarifier avec des professionnels de la douane.

Immigration : une question distincte

Créer une LLC ne donne aucun droit à un visa et ne permet pas, à elle seule, de travailler aux États-Unis. Vendre en ligne depuis l'étranger et s'installer aux États-Unis sont deux sujets différents : voir Visa E-2 ou L-1 : quelle voie ? pour comprendre les grandes catégories.

Erreurs fréquentes et points à vérifier avant de se lancer

Comment CAP USA peut faciliter une mise en relation

CAP USA est une société de mise en relation : ni un cabinet d'avocats, ni un cabinet fiscal. L'accueil, la clarification du besoin, l'orientation et la mise en relation par CAP USA sont gratuits pour les porteurs de projet.

Selon votre projet, CAP USA peut faciliter une mise en relation avec Zouaghi Law PLLC, cabinet d'avocats américain partenaire indépendant. Si le cabinet accepte un dossier, il définit ses propres prestations, conditions et honoraires, et assure directement le traitement et le suivi juridiques convenus. Aucune acceptation de dossier, aucun résultat juridique ou fiscal et aucun délai de traitement ne sont garantis.

Questions fréquentes

Faut-il une société américaine pour vendre sur Amazon ?

Pas nécessairement : Amazon indique sur sa page d'inscription qu'il n'est pas nécessaire d'être une LLC ou une entreprise immatriculée. Les justificatifs demandés varient toutefois selon la boutique et le profil du vendeur : vérifiez les conditions officielles.

Faut-il une LLC pour une boutique Shopify destinée aux États-Unis ?

Cela dépend de vos objectifs et du prestataire de paiement. Shopify Payments est ouvert aux entreprises situées dans les pays pris en charge (la France et les États-Unis figurent dans la liste) ; sinon, un prestataire tiers peut être utilisé. Vérifiez les conditions de chaque service.

Une LLC permet-elle de ne pas payer d'impôts ?

Non. L'imposition dépend de la classification fiscale de la LLC, des États concernés et de la situation de ses associés, y compris dans leur pays de résidence. Un fiscaliste peut analyser votre cas.

Un non-résident peut-il détenir une LLC ?

La réponse dépend de l'État d'immatriculation et de votre situation. Une LLC détenue par un étranger peut avoir des obligations déclaratives spécifiques auprès de l'IRS : à faire confirmer par un professionnel.

Ai-je besoin d'un EIN et d'un compte bancaire américain ?

L'EIN est le numéro fiscal d'une entreprise américaine ; il est gratuit auprès de l'IRS. Les exigences de compte et de paiement dépendent des banques et prestataires. Voir nos pages EIN et compte bancaire américain.

La Sales Tax s'applique-t-elle à ma boutique ?

Cela dépend des États, de vos ventes et de votre organisation. Chaque administration fiscale publie ses critères. Dans plusieurs États, les places de marché collectent la taxe sur les ventes qu'elles facilitent, sans que le vendeur soit pour autant dispensé de toute obligation.

Une LLC donne-t-elle droit à un visa ?

Non. La création d'une société et l'immigration sont deux sujets distincts. Voir notre article Visa E-2 ou L-1.

Que fait CAP USA, et que fait un avocat ?

CAP USA accueille votre demande, clarifie votre besoin, vous oriente et facilite la mise en relation, gratuitement pour le porteur de projet. Les prestations juridiques éventuelles sont assurées directement par le professionnel indépendant, comme Zouaghi Law PLLC si le cabinet accepte le dossier, selon ses propres conditions et honoraires.

Un projet e-commerce aux États-Unis ?

CAP USA vous aide gratuitement à clarifier votre projet et facilite, si nécessaire, votre mise en relation avec son cabinet d'avocats américain partenaire indépendant, Zouaghi Law PLLC.

Présentez votre projet e-commerce aux États-Unis

Ou réservez un échange gratuit